A propos de l'Initiative de Neuchâtel


Origines

Durant les années 80 et au début des années 90, un large consensus s'est dégagé parmi les partenaires du développement sur le fait que les systèmes de vulgarisation agricole jouaient un rôle essentiel dans le développement économique et social de l'Afrique. Un débat animé était cependant engagé sur le système le plus adapté au continent.
Certains bailleurs privilégiaient des approches pluralistes, participatives, maîtrisées par les agriculteurs et associant les organisations d'agriculteurs et les ONG tandis que la Banque Mondiale s'efforçait de faire adopter son système de vulgarisation favori, le T&V (Training & Visit : formation et visites), administré et contrôlé par les pouvoirs publics.
Les plus affectés étaient d’une part les gouvernements bénéficiaires qui avaient à mettre en place autant de systèmes de vulgarisation que de bailleurs de fonds opérant dans leur pays, et d’autre part les agriculteurs et leur famille, confrontés à de multiples approches différentes.
Par conséquent, en 1995, des représentants de la Banque mondiale, de la Coopération française et de la Direction suisse du Développement et de la Coopération ont pris l'initiative d'organiser une consultation informelle des bailleurs de fonds ayant pour objectifs:

  • d'engager un dialogue entre les bailleurs de fonds

  • de définir les questions clés pertinentes dans le cadre des systèmes de vulgarisation durables

  • de trouver des terrains d'entente en vue de mener des activités communes


Cette consultation a eu lieu à Neuchâtel, en Suisse, d'où le nom de l'Initiative.
Bien qu'elle soit demeurée un réseau informel, l'initiative de Neuchâtel s'est poursuivie et constitue maintenant une communauté de pratique vivante et active.

 

Etapes importantes

Première consultation informelle (1995)

  • Réunion de consultation à Neuchâtel (Suisse) avec les représentants des bailleurs

  • Etablissement d'un dialogue et recherche de thèmes clés pertinents dans le cadre des approches de vulgarisation durables



Réunion de consultation à Cape Coast, Ghana (1997)

  • Réunion avec la participation de divers acteurs
  • Lors de cette réunion, il est apparu clairement que les aspirations très diverses de tous les acteurs intervenant dans la vulgarisation (gouvernements, bailleurs, ONG, organisations communautaires, familles d'agriculteurs) ne pourraient être satisfaites lors d'une réunion commune.



Elaboration d'une "Note de cadrage conjointe sur la vulgarisation agricole"

  • Les bailleurs participants conviennent d'une "Note de cadrage conjointe sur la vulgarisation agricole " et préparent un projet de document
  • Réunion à Ségou (Mali), en 1998, où le projet est présenté à des représentants des autres acteurs et est examiné avec ceux-ci, ce qui débouche sur une entente commune
  • En 1999, publication de la première brochure de l'IN résultant de cette réunion, en français et en anglais



Travaux sur les thèmes d'actualité intéressant des bailleurs spécifiques (1999/2000/2001)

  • Diverses équipes de représentants des bailleurs travaillent sur des thèmes spécifiques et soumettent leurs conclusions pour examen.
  • Des missions communes associant divers bailleurs observent sur le terrain les programmes de vulgarisation et préparent des études de cas.

  • Ces actions ont donné lieu à d'autres publications du groupe de l’IN et d'institutions liées:

  • Guide de suivi, de l’évaluation et d’analyses conjointes des programmes d’appui à la vulgarisation agricole (2000)

  • Vulgarisation, pauvreté et vulnérabilité (2001),'ODI, RU
  • Note de cadrage commune sur le financement du conseil agricole et rural (2002)

  • Durant cette période, des réunions de consultation annuelles ont eu lieu en 1999 à Uppsala (Suède), en 2000 - cinquième anniversaire de l'IN - de nouveau à Neuchâtel, et en 2001 à Londres


Situation actuelle et activités (2002)

  • Contribution et participation du groupe de l'IN à une conférence de la Banque Mondiale sur les approches institutionnelles en matière de vulgarisation et de développement rural
  • Mise en place de ce site Internet pour faciliter l’accès d’un plus large public aux documents communs

  • Discussion sur de nouvelles activités et thèmes communs. Les options seraient notamment:

  • La demande paysanne : De quelle manière les systèmes de vulgarisation peuvent-ils devenir réellement réceptifs à la demande?

  • Education et formation professionnelle dans les zones rurales
  • Quelles sont les interventions susceptibles d’aider les populations rurales à améliorer la rentabilité de leurs activités agricoles et non agricoles?

  • ...
  • Publication récapitulative sur "Vulgarisation et pauvreté" en préparation

 


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